EXPLICATIONS DE VOTES : SAUVER LE CŒUR DE VILLE
Le Conseil Municipal du 27 mai dernier a été l’occasion pour l’URT de réaffirmer une de ses priorités : sauver le Cœur de Ville. Une priorité qu’elle ne partage pas, de toute évidence, avec la majorité socialiste. C’est pourquoi, s’agissant des trois délibérations suivantes, nous avons décidé de voter contre :
1. Projet Urbain Partenarial (PUP) en vue de l’implantation d’un supermarché COLRUYT dans le secteur GAMA.
Alors que la population touloise diminue inexorablement, le nombre de moyennes et grandes surfaces commerciales ne cesse d’augmenter, mettant ainsi gravement en danger les petits commerces de proximité qui font la vie et l’attractivité de notre cœur de ville.
On nous objectera que l’implantation de cette nouvelle enseigne est la bienvenue pour les habitants du quartier GAMA. Cependant, elle les détournera de façon certaine du centre ville et de ses commerces.
Il est donc à craindre que les difficultés actuellement connues par de nombreux commerçants n’aillent qu’en s’accentuant. Un magasin de vêtements vient de mettre la clé sous la porte rue Gambetta. Un autre est en grande difficulté… combien de fermetures seront-elles encore nécessaires avant que la majorité socialiste prenne enfin conscience de l’extrême fragilité du tissu commerçant toulois ?
En détournant du cœur de ville un nombre croissant d’habitants, la majorité le fait mourir à petit feu. Or, l’attrait d’une ville tient avant tout au dynamisme de son centre, à la diversité de ses commerces et à son grand nombre d’enseignes.
La vision de la ville selon Alde HARMAND, c’est un assemblage de quartiers autonomes, vivant les uns à côté des autres, repliés sur eux-mêmes. C’est une ville à l’américaine que promeut le Maire.
Tout au contraire, l’URT défend une vision plus traditionnelle et en même temps plus humaine de la ville. Une ville structurée autour de son centre, véritable poumon commerciale et économique, lieu d’échanges et de rencontres. Une ville réseau, dans laquelle le petit commerce de proximité coexiste avec les grandes surfaces grâce à un juste équilibre sur lequel veille les élus municipaux. Avec l’installation de COLRUYT, cet équilibre est encore un peu plus mis à mal…
2. Revalorisation de la Taxe Locale sur la Publicité Extérieure (TLPE). Cette mesure, mise en place par le Conseil Municipal le 30 juin 2010, vise à taxer les enseignes extérieures des commerçants dont la surface est supérieure à 7 m2. Encore une fois, on pénalise ceux qui font vivre notre centre ville et qui se battent chaque jour pour le rendre toujours plus attractif. A croire qu’il faut assommer toujours davantage en taxes et en impôts ceux qui créent de la richesse et des emplois sur notre territoire.
3. Extension du périmètre ANAH dans le centre ville. Il s’agit d’élargir le périmètre du centre ville pouvant bénéficier d’aides à la rénovation. Sur le papier, l’idée est bonne. Mais en pratique, il en est totalement différemment. Ces aides sont très complexes à obtenir, nécessitent une paperasse considérable… à tel point qu’elles ne sont véritablement intéressantes que pour les bailleurs peu scrupuleux qui louent à des personnes en situation de grande précarité.
Or, le centre ville, notamment dans sa partie médiévale, souffre justement d’une absence de mixité sociale. L’URT défend un vaste chantier de rénovation de ce quartier. Une rénovation qui doit se faire également en attirant une nouvelle population qui ne soit pas exclusivement précaire. Aussi, nous nous opposons à tous les dispositifs qui, détournés de leur esprit initial, aboutissent au résultat inverse de celui visé à la base. Les subventions ANAH en font partie.
Ainsi, en défendant le commerce de proximité contre la prolifération incontrôlée des surfaces commerciales, en s’opposant à la taxation abusive des commerçants et en militant contre les dispositifs qui précarisent nos quartiers, l’URT poursuit l'une de ses priorités : sauver notre cœur de ville et en faire le socle de l’attractivité touloise.


































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